Du 7 au 15 avril Résidence « Dans le manteau d’Augustine »

Création de Paul Anders

“DANS LE MANTEAU D’AUGUSTINE » 

Production : Théâtre de Cuisine
En résidence au Vélo Théâtre du 7 au 15 avril 2021 

Paul Anders est poète et vit à Marseille. Soutenue par le Théâtre de Cuisine, nous l’avons accueilli au Vélo Théâtre pour une 1ère résidence en janvier 2020. La revoilà, en avril 2021, pour finaliser sa création (Pour les raisons que vous connaissez sa sortie de résidence n’a pas pu être ouverte au tout public malheureusement cette fois-ci). 

Entre temps et pour ceux qui s’en souviennent, son « manteau » a fait une apparition dans le hall du théâtre, en février dernier, à l’occasion du festival Greli Grelo. On pouvait alors y pénétrer comme dans une tente, s’y pelotonner et écouter contes et chants. Vous étiez ensuite invité, si le cœur vous en disait, à laisser un message dans l’une de ses poches ou dans ses ourlets… D’autres se souviendront aussi des quelques missives qu’Augustine vous a adressées, à vous spectateurs, en cours d’année, et dont nous vous avons fait la lecture pour vous aider à patienter jusqu’à son retour…

Mais qui est Paul Anders exactement et de quoi parle son projet ? « Je suis auteure, compositrice et interprète » précise-t-elle, «et il s’agit d’un spectacle de théâtre d’objet poésie ». Venant de l’image et du son, c’est récemment que Paul Anders a découvert le théâtre d’objet. « C’était à l’occasion d’un stage organisé par le Théâtre de Cuisine… un vrai coup de foudre ! C’était comme si toutes les cordes à mon arc s’alignaient… » Puis l’histoire a commencé par des mots, d’abord un titre Dans le manteau d’Augustine, des déclinaisons autour du mot « manteau » puis un jeu autour du nom d’Augustine. « Augustine est une géante mais c’est aussi le nom d’un volcan au sud de l’Alaska… Le volcan est une figure forte dans ma poésie » nous apprend Paul.

Et puis il y a une source qu’elle aime à citer dans la genèse du projet : « C’est Patti Smith et son livre M Train dans lequel elle raconte qu’en enfilant le manteau d’un poète ami, elle avait l’impression d’être elle-même. » Dans cette pièce, qui a vu son écriture commencée réellement au plateau, à la manière d’une enquête, il s’agit, pour le spectateur, de rentrer dans l’histoire un peu comme on enfile son manteau, pour reprendre la métaphore.  « C’est une pièce qui demande au spectateur de bien vouloir se perdre et d’entrer dans le mystère… Le personnage d’Augustine est en creux, on ne la voit pas… » raconte Paul. Ce sont les images (la maisonnette, la bobine, la figurine de l’ours…) et l’univers sonore (le bruit de la manivelle, le chant de la bouilloire…), créés pendant la représentation, qui conjuguées à l’imagination des spectateurs, la feront apparaître, en filigrane.

Si Paul Anders est toute seule sur scène, elle s’est entourée de regards spécifiques qui l’ont magnifiquement accompagnée : Katy Deville, Sylvie Vieville, Aurélia Monfort, Ana Eulates, Hélène Arnaud et Marie Carrignon, sur la poétique de l’objet, l’espace et l’écriture scénique, le jeu de l’acteur et la lumière. Un teaser vient d’être tourné et nous avons tous bon espoir que cette proposition de 40 min, ouverte à tous les publics dès 8 ans, trouvera la place qu’elle mérite dans la programmation de nombreux théâtres ou festivals. Sachez déjà que vous pourrez la retrouver, dans sa version finale, en février prochain, à Apt, à l’occasion de la 12e édition de Greli Grelo.