10-14 janvier « Re-member Ensemble »

Résidence du Théâtre de Magdebourg (Allemagne)
Sans présentation publique

Ce projet est une invitation faite à Elise Vigneron et Julika Mayer, par Frank Bernhardt, directeur et metteur en scène du théâtre de marionnettes de Magdebourg (Allemagne) à créer un spectacle avec son ensemble, troupe permanente composée d’une dizaine de comédiens-marionnettistes. Une invitation à questionner leurs pratiques de marionnettistes.


En savoir + : Théâtre de l’entrouvert, Théâtre de marionnettes de Magdebourg


20-24 décembre « Laboratoire d’expérimentation vibratoire »

Résidence sans présentation publique

Le musicien et ingénieur du son Benoît Gilg invite Benoît Alziary, parachutiste et percussionniste, Kevin Brichard, créateur vidéo, Nicolas Gerber, plasticien sonore, Nicolas Stephan, saxophoniste et écrivain, et Dominique Mahut, peintre et percussionniste, à fabriquer ensemble une piscine de vibrations, de sons. Comme une grande partie de trampoline.

Du 7 au 15 avril Résidence « Dans le manteau d’Augustine »

Création de Paul Anders

“DANS LE MANTEAU D’AUGUSTINE » 

Production : Théâtre de Cuisine
En résidence au Vélo Théâtre du 7 au 15 avril 2021 

Paul Anders est poète et vit à Marseille. Soutenue par le Théâtre de Cuisine, nous l’avons accueilli au Vélo Théâtre pour une 1ère résidence en janvier 2020. La revoilà, en avril 2021, pour finaliser sa création (Pour les raisons que vous connaissez sa sortie de résidence n’a pas pu être ouverte au tout public malheureusement cette fois-ci). 

Entre temps et pour ceux qui s’en souviennent, son « manteau » a fait une apparition dans le hall du théâtre, en février dernier, à l’occasion du festival Greli Grelo. On pouvait alors y pénétrer comme dans une tente, s’y pelotonner et écouter contes et chants. Vous étiez ensuite invité, si le cœur vous en disait, à laisser un message dans l’une de ses poches ou dans ses ourlets… D’autres se souviendront aussi des quelques missives qu’Augustine vous a adressées, à vous spectateurs, en cours d’année, et dont nous vous avons fait la lecture pour vous aider à patienter jusqu’à son retour…

Mais qui est Paul Anders exactement et de quoi parle son projet ? « Je suis auteure, compositrice et interprète » précise-t-elle, «et il s’agit d’un spectacle de théâtre d’objet poésie ». Venant de l’image et du son, c’est récemment que Paul Anders a découvert le théâtre d’objet. « C’était à l’occasion d’un stage organisé par le Théâtre de Cuisine… un vrai coup de foudre ! C’était comme si toutes les cordes à mon arc s’alignaient… » Puis l’histoire a commencé par des mots, d’abord un titre Dans le manteau d’Augustine, des déclinaisons autour du mot « manteau » puis un jeu autour du nom d’Augustine. « Augustine est une géante mais c’est aussi le nom d’un volcan au sud de l’Alaska… Le volcan est une figure forte dans ma poésie » nous apprend Paul.

Et puis il y a une source qu’elle aime à citer dans la genèse du projet : « C’est Patti Smith et son livre M Train dans lequel elle raconte qu’en enfilant le manteau d’un poète ami, elle avait l’impression d’être elle-même. » Dans cette pièce, qui a vu son écriture commencée réellement au plateau, à la manière d’une enquête, il s’agit, pour le spectateur, de rentrer dans l’histoire un peu comme on enfile son manteau, pour reprendre la métaphore.  « C’est une pièce qui demande au spectateur de bien vouloir se perdre et d’entrer dans le mystère… Le personnage d’Augustine est en creux, on ne la voit pas… » raconte Paul. Ce sont les images (la maisonnette, la bobine, la figurine de l’ours…) et l’univers sonore (le bruit de la manivelle, le chant de la bouilloire…), créés pendant la représentation, qui conjuguées à l’imagination des spectateurs, la feront apparaître, en filigrane.

Si Paul Anders est toute seule sur scène, elle s’est entourée de regards spécifiques qui l’ont magnifiquement accompagnée : Katy Deville, Sylvie Vieville, Aurélia Monfort, Ana Eulates, Hélène Arnaud et Marie Carrignon, sur la poétique de l’objet, l’espace et l’écriture scénique, le jeu de l’acteur et la lumière. Un teaser vient d’être tourné et nous avons tous bon espoir que cette proposition de 40 min, ouverte à tous les publics dès 8 ans, trouvera la place qu’elle mérite dans la programmation de nombreux théâtres ou festivals. Sachez déjà que vous pourrez la retrouver, dans sa version finale, en février prochain, à Apt, à l’occasion de la 12e édition de Greli Grelo.

Du 23 au 30 avril Résidence « Coeur augmenté »

Création de la compagnie Débrid’arts

“Coeur augmenté » 

Une artiste familière du Vélo Théâtre

Judith Arsenault est loin d’être une inconnue au Vélo Théâtre. D’une part, parce qu’elle y donne, depuis plusieurs années, des ateliers théâtre hebdomadaires ouverts aux adultes et aux adolescents, et d’autre part, parce qu’elle est venue en mars dernier, pour une autre résidence autour de sa pièce L’Odyssée du bonheur et en septembre 2020 avec ce même spectacle, Cœur augmenté, pour un temps plus court. Cette fois, elle aura pu séjourner au Vélo Théâtre une bonne semaine et travailler tant le jeu que le son et la lumière. Une étape importante a été franchie, sachant que bientôt c’est au Festival d’Avignon, qu’elle livrera son spectacle, en avant-première.

L’amour, toujours l’amour, encore l’amour. Quesako ?

Dans Cœur augmenté il est question « des blessures d’amours dont nous faisons tous les frais un jour ou l’autre » affirme Judith Arsenault, autrice et actrice principale de ce spectacle. Elle se dit d’ailleurs bouleversée par les multiples mises à jour qu’elles occasionnent (celles de nos quêtes, de nos manques, de nos failles…) ainsi que la découverte de soi.

Si l’on perçoit dans ce texte un chemin personnel d’introspection, on y trouve aussi la mise en récits de femmes, « cœurs éclopés » qu’elle a pu rencontrer et écouter. Au gré de l’écriture est peu à peu apparu un personnage fictif, Justine Dupré, dont on suit le parcours et les péripéties amoureuses, avec toujours cette soif d’amour chevillée au corps. Sur le plateau cohabite une femme aux fonctions multiples, créatrice de paysages sonores révélant tantôt des cœurs blessés, tantôt des souvenirs et autres réminiscences, évoquant même parfois son double…

Les prises de paroles récentes de femmes qu’on a pu entendre dans les media (affaires Wenstein, Adèle Hanel, Vanessa Springora, etc.) renvoient de nouveaux regards sur des formes de dominations, de prédations ou de consentements embrouillés et reflètent, pour reprendre les mots de l’autrice, « les symptômes d’une époque dans laquelle il semble urgent de prendre le pouls de nos propres failles d’amour à l’œuvre, de dévoiler nos fragilités, les scruter poétiquement, humoristiquement afin de les offrir à nos regards en friche ». Tel est le défi que s’est fixé ici Judith Arsenault, à travers cette proposition émouvante et musicalement riche.

Dans cette aventure, elle s’est accompagnée de Cécile Etcheto à la mise en scène et de Corinne Milian pour le montage sonore voix et chant et l’interprétation. Se sont également associés Gérard Nuel et Damien Thille pour la lumière, Pascale Stih pour la scénographie-vidéo et Mario Goffé pour la construction scénique.